Myanmar crypto ban: Central Bank Directive 9/2020 - Tout ce qu'il faut savoir sur l'interdiction des cryptomonnaies

Myanmar crypto ban: Central Bank Directive 9/2020 - Tout ce qu'il faut savoir sur l'interdiction des cryptomonnaies janv., 19 2026

Le 15 mai 2020, la Banque centrale du Myanmar a publié une directive qui a changé la vie de millions de personnes : la Directive 9/2020. Cette mesure a rendu illégale toute forme d’achat, de vente ou d’échange de cryptomonnaies dans tout le pays. Bitcoin, Ethereum, Litecoin, même Tether (USDT) - tout est interdit. Pas de tolérance. Pas d’exception. Pas de discussion.

La banque centrale ne s’est pas contentée de dire « c’est risqué ». Elle a dit « c’est criminel ». Et elle a commencé à agir. Des comptes bancaires ont été fermés. Des gens ont été arrêtés. Des procédures judiciaires ont été lancées sous la loi contre le blanchiment d’argent. Pourquoi ? Parce que, selon elle, seul le kyat peut être de la monnaie. Rien d’autre.

Comment la directive 9/2020 a été conçue

La Directive 9/2020 n’est pas une réaction spontanée. Elle s’appuie sur deux lois existantes : la Loi sur la Banque centrale du Myanmar et la Loi sur la gestion des changes. L’article 40(e) et l’article 62 de la première donnent à la banque centrale le monopole absolu sur l’émission de la monnaie. Rien d’autre ne peut être considéré comme une monnaie légale. Pas même une cryptomonnaie qui vaut 100 fois plus que le kyat.

Avant 2020, la banque centrale disait simplement : « Faites ça à vos risques et périls ». Personne n’a été poursuivi. Mais en mai 2020, tout a changé. La directive est devenue une ordonnance exécutoire. Les institutions financières - banques, sociétés de transfert d’argent, même les bureaux de change - ont reçu l’ordre de bloquer toute transaction liée aux cryptomonnaies. Si vous utilisez Facebook pour vendre des Bitcoins à un ami, vous enfreignez la loi. Si vous transférez des USDT via une application peer-to-peer, vous êtes un criminel aux yeux du gouvernement.

Les cryptomonnaies ciblées : Bitcoin, USDT et les autres

La directive mentionne explicitement Bitcoin, Litecoin, Ethereum et Perfect Money. Mais le vrai cible, c’est Tether (USDT). Pourquoi ? Parce que c’est la seule cryptomonnaie qui a survécu à la chute du kyat.

Après le coup d’État de février 2021, la monnaie nationale a perdu plus de 60 % de sa valeur en deux ans. Les prix ont flambé. Les salaires sont restés figés. Les gens ont cherché un refuge. Le USDT, qui est lié au dollar, est devenu la solution. Il permettait de sauvegarder son argent, d’envoyer des fonds à l’étranger, de payer les fournisseurs sans passer par un système bancaire qui refusait les transactions.

La banque centrale a réagi en ciblant les « hundi » - les réseaux informels de transfert d’argent - qui utilisaient USDT pour contourner les contrôles des changes. En 2024, elle a réitéré sa menace : « Nous fermerons vos comptes. Nous vous poursuivrons. » Et elle a tenu parole. Des dizaines de comptes ont été gelés. Des trafiquants ont été arrêtés. Mais les transactions ont continué. Parce que personne ne peut arrêter Internet.

Le marché souterrain : comment les gens contournent l’interdiction

Malgré la loi, les Myanmarais utilisent toujours les cryptomonnaies. En 2025, plus de 1,2 million de personnes - soit 2 % de la population - font des transactions en USDT chaque mois. Pas sur les banques. Pas sur Facebook. Sur Telegram. Sur des plateformes offshore comme Binance P2P, OKX, ou des groupes privés sur WhatsApp.

Les échanges se font en cash : vous rendez 30 000 kyats à un vendeur dans un café de Yangon, et il vous envoie 10 USDT sur votre portefeuille Tron. Pas de trace bancaire. Pas de reçu. Pas de preuve. La banque centrale ne peut pas suivre. Elle peut bloquer Facebook, mais pas Telegram. Elle peut fermer des comptes, mais pas des portefeuilles numériques.

Les travailleurs migrants à l’étranger envoient des fonds à leur famille en USDT. Les commerçants paient leurs fournisseurs en Thaïlande en USDT. Les activistes financent des opérations de résistance avec des cryptomonnaies. Le USDT est devenu la monnaie de la survie. Pas parce que les gens aiment la technologie. Parce qu’ils n’ont pas d’autre choix.

Division du Myanmar : banque centrale interdisant les cryptos d'un côté, résistants les utilisant de l'autre.

La guerre politique : la banque centrale contre le gouvernement d’opposition

Le Myanmar n’est plus un seul pays. C’est deux pays en guerre. D’un côté, le Conseil d’administration de l’État (SAC), qui contrôle les grandes villes et les institutions. De l’autre, le Gouvernement d’unité nationale (NUG), qui contrôle des zones rurales et des territoires frontalières.

En décembre 2021, le NUG a annoncé une décision audacieuse : il a déclaré le USDT comme monnaie légale dans les zones sous son contrôle. Il a même développé un portefeuille mobile appelé DMMK (Digital Myanmar Kyats) pour faciliter les paiements en cryptomonnaie. C’était une déclaration de guerre économique contre la banque centrale.

Le SAC a répondu en 2022 en préparant une nouvelle loi sur la cybersécurité qui criminalise l’utilisation des cryptomonnaies. Mais cette loi n’est pas appliquée dans les zones contrôlées par le NUG. Résultat : un pays divisé, avec deux systèmes monétaires. Dans la capitale, posséder du Bitcoin est un crime. Dans les zones rebelles, c’est une nécessité.

Les défis de l’application de la loi

La banque centrale peut interdire les cryptomonnaies. Mais elle ne peut pas les supprimer. Pourquoi ? Parce que les cryptomonnaies ne dépendent pas des banques. Elles ne dépendent pas des frontières. Elles ne dépendent pas des gouvernements.

Les efforts de la banque centrale sont limités à trois choses : bloquer les comptes bancaires, surveiller Facebook, et menacer les gens. Mais les transactions réelles se font sur des plateformes décentralisées, souvent hébergées à l’étranger. Les gens utilisent des réseaux privés (VPNs) pour contourner les coupures d’Internet. Les coupures d’Internet - imposées par l’armée pour étouffer les protestations - ont aussi freiné l’adoption, mais elles n’ont pas arrêté les gens.

Les experts de Tilleke & Gibbins disent que les opérateurs étrangers ne sont pas inquiétés - seulement les personnes qui font des transactions à l’intérieur du pays. Et même là, les poursuites sont sélectives. On arrête les petits vendeurs, pas les gros trafiquants. La loi est un outil de contrôle, pas de justice.

Bataille épique entre soldats et civils pour la liberté des cryptomonnaies, un dragon blockchain se lève.

Le futur : interdiction ou régulation ?

En 2025, la situation est paradoxale. La banque centrale maintient sa ligne dure. Elle publie encore des avertissements. Mais les chiffres parlent d’eux-mêmes : la demande de cryptomonnaies n’a jamais été aussi forte. Le kyat est en chute libre. Les gens n’ont plus confiance. Ils veulent une alternative. Et ils la trouvent.

Les pays voisins - Thaïlande, Singapour, Vietnam - ont choisi la régulation. Ils ont créé des licences pour les échanges, des protections pour les utilisateurs, des normes anti-blanchiment. Le Myanmar, lui, a choisi la répression. Et ça ne marche pas.

Le seul avenir possible, c’est la reconnaissance de fait. Le gouvernement ne pourra pas empêcher les gens d’utiliser des cryptomonnaies. Il ne pourra pas arrêter Internet. Il ne pourra pas arrêter la crise économique. La question n’est plus de savoir si les cryptomonnaies seront autorisées. La question est : quand le gouvernement acceptera-t-il qu’elles font partie de la réalité ?

Que faire si vous êtes au Myanmar ?

Si vous êtes un citoyen du Myanmar, voici ce que vous devez savoir :

  • Utiliser des cryptomonnaies est illégal selon la loi. Vous risquez une amende, la fermeture de votre compte bancaire, ou même une peine de prison.
  • Les transactions en USDT sur Telegram ou via des échanges P2P sont difficiles à traquer, mais pas impossibles. Les autorités peuvent identifier les adresses liées à des transferts bancaires.
  • Ne faites pas de transactions avec des inconnus sur les réseaux sociaux. Les arnaques sont fréquentes.
  • Si vous envoyez de l’argent à l’étranger, privilégiez les canaux officiels. Même s’ils sont lents, ils sont sûrs.
  • Si vous êtes dans une zone contrôlée par le NUG, le USDT est largement utilisé - mais soyez conscient que cela pourrait devenir un risque si le SAC reprend le contrôle.

Il n’y a pas de solution parfaite. Mais il y a une vérité : la monnaie n’est pas une question de loi. C’est une question de confiance. Et le kyat n’a plus la confiance des gens. Les cryptomonnaies, elles, ont gagné cette confiance - même si elles sont interdites.

La Directive 9/2020 interdit-elle toutes les cryptomonnaies au Myanmar ?

Oui. La Directive 9/2020 interdit expressément l’achat, la vente, l’échange et le transfert de toute cryptomonnaie non régulée, y compris Bitcoin, Ethereum, Litecoin et Tether (USDT). La banque centrale considère ces actifs comme illégaux, car seul le kyat est reconnu comme monnaie légale.

Quelles sont les sanctions pour avoir utilisé des cryptomonnaies au Myanmar ?

Les sanctions peuvent inclure la fermeture des comptes bancaires, des amendes importantes, et même des peines d’emprisonnement. Les autorités utilisent la Loi sur le blanchiment d’argent et la Loi sur les institutions financières pour poursuivre les personnes impliquées dans des transactions de cryptomonnaies, surtout celles impliquant des transferts de fonds via des réseaux informels comme les hundi.

Pourquoi les Myanmarais continuent-ils d’utiliser les cryptomonnaies malgré l’interdiction ?

Parce que le kyat a perdu plus de 60 % de sa valeur depuis 2021. Les cryptomonnaies, en particulier le USDT, permettent de préserver la valeur, d’envoyer des fonds à l’étranger et de contourner les contrôles de change. Pour beaucoup, ce n’est pas un choix financier - c’est une question de survie.

Le gouvernement d’opposition NUG autorise-t-il les cryptomonnaies ?

Oui. En décembre 2021, le Gouvernement d’unité nationale (NUG) a déclaré le USDT comme monnaie légale dans les zones qu’il contrôle. Il a même développé un portefeuille numérique appelé DMMK pour faciliter les paiements. Cela crée un conflit direct avec la banque centrale du Myanmar, qui maintient l’interdiction.

La banque centrale peut-elle vraiment arrêter les transactions en cryptomonnaie ?

Non, pas entièrement. La banque centrale peut fermer des comptes bancaires et surveiller Facebook, mais elle ne peut pas contrôler les plateformes décentralisées comme Telegram, les échanges P2P offshore ou les portefeuilles numériques. Les transactions en cryptomonnaie se font de plus en plus hors du système traditionnel, rendant l’application de la loi très difficile.

Quel est l’avenir des cryptomonnaies au Myanmar ?

L’interdiction ne va pas disparaître à court terme, mais la demande croissante, la crise économique et la fragmentation politique rendent l’application de la loi de plus en plus inefficace. L’avenir semble aller vers une reconnaissance de fait : les cryptomonnaies sont déjà une partie intégrante de l’économie informelle. Une régulation pourrait émerger si la situation politique évolue, mais pour l’instant, les gens utilisent les cryptomonnaies parce qu’ils n’ont pas d’autre choix.

24 Commentaires

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    guillaume ouint

    janvier 19, 2026 AT 20:15

    Je sais pas pourquoi tout le monde fait comme si c’était une révolution… C’est juste une loi. Une loi idiote, mais une loi quand même. Les gens vont continuer à utiliser USDT, oui, mais ça va pas changer le fait que le kyat, c’est la monnaie du pays. Point.
    Et non, Internet ne va pas sauver l’économie.

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    Xavier Carr

    janvier 20, 2026 AT 09:30

    La banque centrale est un vieux singe qui essaie d’arrêter un tsunami avec un parapluie. Tu crois que fermer des comptes va empêcher des gens de transmettre de l’argent à leur famille ?
    Non. Tu vas juste pousser les gens vers des réseaux plus dangereux. Et là, c’est la loi du plus fort qui gagne. Pas la loi du pays.

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    Axelle Kadio-Morokro

    janvier 20, 2026 AT 20:01

    En Côte d’Ivoire, on a vu ça avec les transferts d’argent via mobile. Les banques ont d’abord interdit, puis elles ont essayé de contrôler… et finalement elles ont juste intégré le système. Le marché décide. Pas les bureaucrates.
    Les Myanmarais ne sont pas des rebelles, ils sont juste pragmatiques. Et c’est beau.

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    Julie Pritchard

    janvier 22, 2026 AT 07:29

    Je trouve ça pathétique que les gens appellent ça une question de survie. C’est une question de paresse intellectuelle. Si tu ne comprends pas la monnaie, tu ne devrais pas jouer avec des crypto.
    Le kyat est faible ? Alors travaille plus. Économise. Ne cherche pas de raccourci numérique. C’est pas la technologie qui sauve, c’est la discipline.

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    Christine McConnell

    janvier 23, 2026 AT 21:21

    Le vrai problème ici, c’est l’absence d’infrastructure réglementaire. Les autorités n’ont pas mis en place de cadre KYC/AML pour les P2P, donc elles réagissent par la répression. C’est une erreur stratégique majeure.
    Le modèle thaïlandais - licences, plateformes agréées, monitoring via API - c’est la seule voie viable. La répression, c’est du gaspillage de ressources publiques.

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    Louise Klein

    janvier 25, 2026 AT 21:07

    Je trouve ça incroyable que les gens soient si durs avec ceux qui utilisent USDT. Imagine si c’était toi qui devais envoyer de l’argent à ta mère dans un village et que la banque bloque tout.
    Personne ne choisit la crypto par plaisir. On la choisit parce qu’on n’a pas le choix. Et ça, c’est triste.

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    Clemence Racle

    janvier 26, 2026 AT 19:10

    Je suis allé à Yangon en 2022. J’ai vu des gars échanger des USDT contre des billets de 10 000 kyats dans un café, en silence, en regardant autour d’eux comme si c’était un deal de drogue.
    Ça m’a fait froid dans le dos. Ce n’est pas de la technologie. C’est de la survie. Et ça, personne ne le dit assez.

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    Nathalie Farigu

    janvier 27, 2026 AT 08:08

    les gens ont juste besoin d’un moyen de garder leur argent… c’est pas compliqué 😔

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    Thibault Leroy

    janvier 28, 2026 AT 13:51

    Le Myanmar est un cas unique. Ce n’est pas juste une crise monétaire - c’est une fracture politique. Le NUG utilise le USDT comme symbole de résistance. La banque centrale le traite comme un acte de guerre.
    On est dans un conflit où la monnaie est l’arme. Et les gens… sont les otages.

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    Nadia Silva

    janvier 29, 2026 AT 08:10

    Je trouve choquant que certains présentent cette interdiction comme une tyrannie. La Banque centrale a un mandat légal. La monnaie est un monopole souverain. Si vous voulez une alternative, créez une monnaie nationale numérique, pas une cryptomonnaie étrangère.
    Le USDT n’est pas une solution, c’est une dépendance. Et la dépendance, c’est l’oppression.

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    Nadine ElSaleh

    janvier 30, 2026 AT 20:38

    Je suis d’accord avec Nadine. Le vrai problème, c’est qu’on parle de lois et pas de gens.
    Derrière chaque transaction USDT, il y a une mère qui nourrit ses enfants. Un étudiant qui paie ses cours. Un réfugié qui envoie de l’argent à sa sœur.
    On ne peut pas criminaliser la dignité.

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    Alexis Dick

    janvier 31, 2026 AT 06:11

    Vous êtes tous naïfs… La banque centrale ne veut pas arrêter les crypto… elle veut contrôler les données. Toutes les transactions en USDT sont traçables… via les portefeuilles… via les fournisseurs de VPN… via les paiements bancaires préalables…
    Et quand ils auront tout ça… ils vont faire un grand nettoyage. Et vous… vous serez dans leur base de données. Avec un numéro. Et un statut. Et une étiquette.

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    Laurent Nauleau

    février 2, 2026 AT 00:53

    La directive 9/2020 est une farce. La banque centrale n’a pas la capacité de contrôler les portefeuilles. Ce qu’elle contrôle, c’est la peur.
    Elle veut que les gens aient peur de transmettre de l’argent. Parce que la peur, c’est le seul moyen de maintenir un régime qui ne vaut plus rien.

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    David Zinger

    février 2, 2026 AT 06:28

    Les crypto c’est de la merde ! 😂 Le kyat c’est la vraie monnaie ! Qui vous a dit que les gens devaient avoir le droit de faire ce qu’ils veulent ? 😤 La loi c’est la loi ! Si vous voulez de l’argent, allez travailler dans un magasin ! 💪🇺🇲
    Et arrêtez de parler de "survie"… c’est juste de la paresse !

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    Mathieu Godart

    février 2, 2026 AT 06:32

    Le USDT n’est pas une monnaie. C’est un token. Et les tokens ne sont pas des monnaies. Le kyat est la seule monnaie légale. Point.
    Les gens qui disent qu’ils n’ont pas le choix… ils ont toujours le choix. Ils peuvent vendre leurs biens. Ils peuvent demander de l’aide. Ils peuvent attendre.
    Le choix de la crypto, c’est le choix de la facilité. Et la facilité, c’est la pente glissante.

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    Adama keita

    février 2, 2026 AT 23:31

    Je suis malien. On a eu le même truc avec le franc CFA. Les gens ont commencé à utiliser PayPal. Les banques ont crié au loup. Et maintenant ?
    Personne ne s’en soucie plus. Les lois, c’est pour les gens qui croient encore aux papiers.
    Les gens, eux, utilisent ce qui marche.

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    Marianne Adkins

    février 4, 2026 AT 15:56

    La question n’est pas de savoir si les cryptomonnaies sont légales. La question est : quelle société voulons-nous construire ?
    Une société où l’État contrôle chaque flux d’argent… ou une société où les individus peuvent se protéger de l’arbitraire ?
    Le Myanmar n’est pas en train de débattre de la monnaie. Il débat de la liberté.

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    Anne Smyers

    février 5, 2026 AT 20:48

    Je trouve révoltant que vous appeliez ça une "question de survie". C’est une question de désobéissance civile. Et la désobéissance civile, c’est une erreur. C’est un crime. Et les crimes ont des conséquences.
    Vous pensez que les gens qui utilisent USDT sont des héros ? Non. Ils sont des risques. Des risques pour la stabilité. Pour la sécurité. Pour l’avenir du pays.

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    Franc Lautar

    février 7, 2026 AT 18:00

    Je trouve que tout le monde parle trop. Le problème, c’est que personne ne propose de solution. La banque centrale interdit. Les gens utilisent. Le NUG soutient. Et personne ne dit : "Et si on créait une monnaie nationale numérique, avec des garanties, des limites, et une gouvernance ?"
    On est dans un débat de rue. Il faut un débat d’État.

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    James Forna

    février 9, 2026 AT 07:50

    La directive 9/2020 est conforme aux normes internationales de lutte contre le blanchiment d’argent. Les États-Unis, l’UE, et la Banque mondiale ont tous recommandé des mesures similaires dans les pays à risque élevé.
    Le Myanmar suit les bonnes pratiques. Ce n’est pas une répression. C’est une prévention.

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    Matthew Kelly

    février 10, 2026 AT 07:50

    Je sais que c’est illégal… mais j’ai envoyé 500$ à ma sœur à Mandalay en USDT l’autre jour. Elle a pu payer les médicaments de sa fille.
    Je ne me sens pas coupable. Je me sens juste… humain.
    Si c’est un crime d’aimer sa famille… alors je suis un criminel. Et je m’en fiche.

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    Arnaud Landry

    février 10, 2026 AT 12:46

    Je suis sûr que la banque centrale a un plan secret. Ils surveillent tout. Les portefeuilles. Les IP. Les transactions. Et un jour… ils vont faire une grande saisie. Tous les comptes seront gelés. Tous les utilisateurs seront identifiés.
    Et alors ? Qui va payer les factures ? Qui va nourrir les enfants ?
    Peut-être que la vraie question, c’est : qui est le vrai criminel ici ?

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    Xavier Carr

    février 11, 2026 AT 03:12

    Je vais vous dire ce qui va arriver : dans deux ans, le kyat va valoir 10% de ce qu’il vaut aujourd’hui.
    Les gens vont continuer à utiliser USDT.
    Et la banque centrale va se rendre compte qu’elle a perdu.
    Alors elle va dire : "On va légaliser, mais avec des taxes."
    Et tout le monde va dire : "Ah, c’était ça qu’il fallait faire depuis le début ?!"
    Et on recommencera le cycle.

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    Nadia Silva

    février 11, 2026 AT 18:31

    Vous parlez de "victoire" comme si c’était une guerre. Mais ce n’est pas une guerre. C’est une erreur de politique économique.
    Le fait que les gens utilisent le USDT ne prouve pas que c’est juste. Ça prouve juste qu’ils sont désespérés.
    Et la désespérance ne crée pas de justice. Elle crée des gouffres.

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