Freicoin, une cryptomonnaie créée en 2011 pour mettre en pratique les théories économiques de Silvio Gesell sur l'argent qui perd de la valeur avec le temps. Aussi appelée monnaie libre, elle n'était pas conçue pour spéculer, mais pour encourager la circulation de l'argent plutôt que son accumulation. Contrairement à Bitcoin, qui se veut rare et précieux, Freicoin imposait une taxe mensuelle sur les balances inactives — une sorte de « décroissance monétaire » pour forcer les gens à dépenser ou investir, pas à stocker.
Ce modèle a directement influencé des projets plus récents comme Bitcoin, la première crypto décentralisée, fondée sur la rareté et le minage énergivore, qui a pris une direction opposée : accumuler, attendre, spéculer. Freicoin, lui, voulait briser ce cycle. Il ne s'agissait pas de devenir riche, mais d'éviter que l'argent devienne un outil de contrôle. Son code open-source a inspiré des expérimentations sur la finance sans intérêt, des projets de monnaies locales numériques, et même certains concepts derrière les stablecoins rémunérés aujourd'hui. Même si son réseau est mort, ses idées vivent dans les débats sur la monnaie, la propriété et la justice économique.
Les posts que vous trouverez ici ne parlent pas directement de Freicoin — il n'y a pas de guide d'achat ou de prix actuel. Mais ils parlent de ce qu'il a essayé de changer : la manière dont l'argent circule, les systèmes qui le bloquent, et les alternatives qui émergent quand les institutions échouent. Vous y trouverez des histoires d'Égypte où les gens utilisent le Bitcoin malgré l'interdiction, d'Iran qui contourne les restrictions avec des stablecoins, ou encore de CANTO, une blockchain qui supprime les frais pour les fournisseurs de liquidité. Tous ces sujets tournent autour d'une même question : qui contrôle l'argent ? Et qui en profite ? Freicoin n'a pas gagné. Mais il a posé les bonnes questions.
Freicoin (FRC) est une cryptomonnaie qui impose une taxe annuelle de 5 % sur les holdings pour forcer la dépense. Malgré une théorie économique intéressante, elle est techniquement obsolète, sans marché actif et pratiquement abandonnée depuis 2014.