Silvio Gesell, Économiste allemand du début du XXe siècle qui a proposé une monnaie libre et non stérile pour combattre l'accumulation du capital. Il est aussi connu sous le nom de l'architecte de la monnaie négative, un concept qui a inspiré des milliers de projets de finance décentralisée. En 1916, alors que les banques centrales contrôlaient tout, Gesell a osé dire que l'argent devait coûter quelque chose pour être gardé. Pas de taux d'intérêt, pas de placement. Juste une monnaie qui perd 1 % par mois si on ne la dépense pas. Une idée folle ? Peut-être. Mais regardez aujourd'hui : les stablecoins, les tokens avec brûlage, les mécanismes de récompense pour la circulation — tout ça, c’est du Gesell avec du code.
Il ne parlait pas de blockchain, bien sûr. Mais il comprenait ce que les banques refusent encore d’admettre : l’argent qui dort tue l’économie. Ses expériences avec les monnaies locales en Allemagne, comme la Wörgl, ont montré que quand l’argent circule, les emplois reviennent, les commerces s’animent, et les gens retrouvent confiance. Ce n’est pas de la magie. C’est de la mécanique. Et c’est exactement ce que les protocoles DeFi comme CANTO ou SolvBTC essaient de reproduire aujourd’hui — sans banque, sans intermédiaire, juste une règle claire inscrite dans le code.
Il n’a pas inventé Bitcoin, mais il a inventé l’idée qui le rend intelligible. Pourquoi les gens détiennent des crypto malgré les interdictions en Égypte, en Iran ou en Afghanistan ? Parce que l’argent doit circuler, même quand les États veulent l’arrêter. Pourquoi les AMM de nouvelle génération ajustent-ils les prix en temps réel ? Parce qu’ils cherchent à éviter que les actifs ne s’immobilisent. Gesell savait ça. Il a vu que la monnaie n’est pas un trésor à enterrer, mais un outil à utiliser. Et quand vous comprenez ça, vous voyez pourquoi des projets comme TopGoal ou HamsterChamp, même s’ils sont absurdes, existent : les gens cherchent toujours une façon de faire bouger l’argent, même par les voies les plus étranges.
Les cryptomonnaies ne sont pas une révolution technologique. Elles sont une révolution économique. Et Silvio Gesell en était le premier prophète. Ce que vous trouverez ici, c’est une collection d’articles qui explorent cette idée : des interdictions de crypto, des airdrops qui ne valent rien, des exchanges qui disparaissent, des blockchains qui réinventent la finance sans frais — tout ça, c’est la suite logique de ce qu’il a écrit il y a cent ans. Pas de théorie abstraite. Juste des faits, des cas réels, et une question simple : si l’argent doit circuler, pourquoi les banques veulent-elles qu’il reste immobile ?
Freicoin (FRC) est une cryptomonnaie qui impose une taxe annuelle de 5 % sur les holdings pour forcer la dépense. Malgré une théorie économique intéressante, elle est techniquement obsolète, sans marché actif et pratiquement abandonnée depuis 2014.